Déprogrammer des sentiments négatifs

Terroriste, Terreur, Bonheur, Positive

 

 

Je baserai cet article sur les 4 émotions de base de l’être humain : la peur, la tristesse, la colère et la joie, dont j’aborderai leur fonctionnement en détail dans un prochain article.

 

Les sentiments mêlés

 

Il peut arriver qu’un événement suscite la présence de plusieurs sentiments mêlés.

Le souci est un mélange de peur et tristesse
La honte est un mélange de peur et joie
La jalousie est un mélange de peur d’être abandonné et colère
L’envie est un mélange de tristesse et colère
La culpabilité est un mélange de peur de désobéir et colère contre la loi
La haine est un mélange de peur de l’autre et colère contre lui

 

Les sentiments sont la représentation d’un besoin. Les détecter avec perspicacité permet de répondre de façon adéquate.

 

Rappelons que la peur exprime un besoin d’être rassuré ou de fuir, la colère un besoin d’être entendu ou respecté, la tristesse un besoin d’être protégé ou consolé, la joie un besoin d’exprimer ou de partager.

 

Ainsi, par exemple, une personne en souci pourrait avoir besoin à la fois d’être rassurée et consolée. Partant de cette observation, il devient alors inadéquat de lui raconter des anecdotes amusantes.

 

Les sentiments négatifs

 

Lorsque l’on apporte une réponse inadéquate face à l’expression d’une émotion, l’interlocuteur peut ressentir un sentiment négatif. On les nomme ainsi parce qu’ils ne sont pas pertinents pour la résolution du problème présent. Rappelons aussi que ces mécanismes se programment dans le courant de la vie, comme des tentatives de gestion de circonstances difficiles. La bonne nouvelle c’est qu’il est toujours possible de les désactiver.

 

Je nommerai les 3 types de sentiments négatifs ainsi : L’élastique, L’album et La dague.

 

L’élastique :



Il s’agit d’un sentiment négatif, par lequel la personne exprime ses émotions de façon disproportionnée. Face à une situation qui pourrait paraître anodine, comme un passage dans un film, elle pourra réagir de manière très forte (crise de larmes ou d’anxiété, colère sombre).

 

En effet, l’élastique est un phénomène qui ramène à un souvenir du passé qui a été vécu, à l’époque, comme fortement difficile. L’émotion douloureuse qui était restée ancrée se voit ravivée par un événement du quotidien. Cependant, la réaction émotionnelle est excessive et inappropriée, par rapport à la réalité présente.

 

Dans ce cas, il devient opportun de mettre le doigt sur la source du problème. Dès que la personne aura pris conscience de son mécanisme, il s’agit de retrouver l’évènement “traumatisant” du passé et de régler les points qui étaient restés en suspend.

 

L’album :



Il s’agit d’un sentiment négatif, par lequel la personne enregistre, comme dans un album imaginaire, toutes les émotions négatives, mais sans les exprimer. Certains ont un album global et d’autres préfèrent ouvrir un album par individu (patron, conjoint, parent, ami, etc) et/ou par situation.

 

Dès que l’individu estime que l’album est plein, on arrive à « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Le dernier élément (celui de trop) est souvent un élément anodin. La sensation du « trop » ne se situe pas au même niveau pour tous. Certains réagissent plus rapidement, par exemple par une crise de colère ou de larmes. Certains attendent d’en avoir un peu davantage et réagissent par la mise en place d’une forme de vengeance : dispute, déprime ou encore infidélité. Et, enfin, d’autres patientent encore plus et finissent par régir par des éléments tels que la maladie, le divorce et parfois le suicide.

 

Dans ce cas, il devient opportun de changer sa façon de faire. Cela consiste à apprendre à exprimer ses sentiments, spontanément et de manière appropriée.

 

La dague

 

Il s’agit d’un sentiment négatif, par lequel la personne utilise une toujours la même émotion, quelle que soit la situation, parce qu’il s’agit de la seule qu’elle sait employer. J’imagine le sentiment par une petite dague, comme s’il s’agissait de l’arme qui constitue le seule moyen de défense de la personne. Par exemple, si elle est convaincue que cela ne se fait pas de montrer sa tristesse ou sa peur, elle l’exprimera sous forme de colère.

Souvent les autres considèrent ainsi la personne sous l’angle de l’émotion qu’elle choisit de montrer, dans toutes les occasions de stress. Ainsi, ils diront que cette personne est colérique, comme s’il s’agissait d’un trait de caractère immuable. Ne connaissant pas la véritable émotion qui se cache sous cette colère inauthentique, ils ne peuvent répondre aux besoins cachés. A force ce type de comportement peut engendrer la méfiance et le rejet, par les autres, et devenir source de phobies ou manies pour la personne qui en souffre.

 

Dans ce cas, il devient opportun de déterminer les éléments du passé qui ont entraîné l’individu à choisir cette émotion exclusive, comprendre ce qui l’effraie dans l’expression des autres émotions qu’il se refuse de montrer. Dans un second temps, il s’agit de l’accompagner dans de nouvelles convictions, à savoir qu’il peut, en toute sécurité, apprendre et exprimer des émotions authentiques, c’est-à-dire celles qui sont directement en lien avec la situation. En soi, reconstituer son équipement personnel et lui permettre d’élargir ses réactions de défense.

 

 

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